Le PADD, un projet qui exclut les populations modestes et sans perspective pour notre ville

vincentLundi 19 décembre, le Conseil municipal a examiné le projet d’aménagement et de développement durable – PADD. Ce document prépare les futures règles du Plan Local de l’Urbanisme. Il aborde les enjeux des espaces publics, du logement, des transports, de l’activité économique et des équipements publics dans notre ville.
Lors de ce débat, Vincent TISON a présenté l’avis des élus du Groupe La Ville au cœur.
Il a rappelé la nécessité d’une cohérence du PADD pour Joué-Lès-Tours : Joué est une ville de la métropole de demain et son identité jocondienne doit être respectée.
Accueil de populations : une illusion et un désaccord
F. AUGIS et sa majorité LR diminuent la réalisation de 190 à 170 logements sociaux par an. Avec – 20 logements par an, la baisse est réelle !
L’illusion d’une ville à 44 000 habitants en 2030
F. AUGIS diminue la production de logements sociaux mais annonce à l’horizon 2030,  44 000 habitants ! Ce qui est totalement irréaliste.
Ils oublient qu’au fil des générations, les enfants quittent les familles, un membre du couple décède et que ce phénomène freine la hausse de la démographie.
Régulièrement, F. AUGIS ou B. SOL son adjoint disent vouloir une « ville familiale » ; F. AUGIS a même le rêve du « pavillon sur des terrains de 500 m² « .
Or pour fonder une famille, un jeune couple attend souvent plusieurs années. Dans un premier temps, il connaît les CDD, voire l’intérim et quand il décroche un CDI, il se situe souvent en bas de l’échelle des salaires.
Le jeune couple jocondien ne pourra pas accéder au rêve du pavillon à 500 m² !
Justement, le logement social permet à de nombreux Jocondiens d’être dignement logés. Il répond à de nombreuses réalités humaines et sociales : personnes isolées, actifs débutants, retraités ou salariés aux revenus modestes. Il s’agit d’un logement sur quatre dans notre ville et tout immeuble collectif n’est pas du logement social.
Le projet de la Droite vise à totalement transformer la sociologie de Joué en prônant seulement la construction de pavillons et d’immeubles de standing.
Bref, une ville qui exclut les plus modestes et ceux qui démarrent dans la vie.
Renoncer au logement social, c’est aussi ignorer la crise du logement en France, le besoin pressant de logement dans notre agglo et nier l’histoire et la réalité de la ville.
Aménager la ville de demain : du reniement et du flou – et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !
« L’écoquartier des Courelières » n’est jamais clairement abordé. Cela veut-il dire que le projet de 3 tranches de 50 hectares est abandonné ? Que fera-t-on dans cette lisière sud de la ville ? Le projet de 3ème parc urbain de 20h est-il abandonné aussi ?
Le PADD est très flou pour certains quartiers. Ainsi « un développement qualitatif et maîtrisé des quartiers autour du centre-ville sera favorisé. » Cela veut dire quoi ? Comment ?
Au sujet de l’îlot Debrou, rien n’est indiqué dans le PADD et aucune réponse n’a été fournie aux questions posées sur l’avenir du site (logements, commerces, équipements publics…).

Du côté d’Intermarché, le PADD prévoit le « renouvellement à long terme de la ville » ; mais là aussi, aucune précision n’a été donnée lors du débat.

Renforcer le pôle d’emplois : l’immobilisme de la Municipalité !

La reconversion du site Leclerc à l’Alouette est actée.

Le développement économique se résume aux opportunités qui se présenteront sur Michelin.

Rien sur le pôle des métiers d’Art, ni sur les centres commerciaux de quartier.